Bouger plus malin avec les hoverboards, les monoroues et les steps électriques

> News - 6 mars 2017

Les hoverboards, les monoroues et les trottinettes électriques font désormais partie du paysage urbain. Comment et où les utiliser ? Nous faisons toute la lumière sur le sujet.

Le monde a connu l’hoverboard grâce au deuxième volet du film «Retour vers le futur», où Marty McFly se déplaçait sur une planche volante. Les hoverboards que l’on voit actuellement ne sont hélas pas aussi futuristes que celui du film, car ils ne flottent pas dans les airs. Mais ils n’en sont pas moins de petits miracles de technologie. L’hoverboard (aussi appelé gyropode ou smart balance board) tel que nous le connaissons aujourd’hui est constitué d’une planche et de roues disposées de part et d’autre de celle-ci. L’on pose les pieds parallèlement sur la planche, entre les deux roues. C’est, à ce titre, différent d’un skateboard ou d’une planche de surf, où les pieds sont posés l’un devant l’autre. L’hoverboard vous permet de conserver le corps bien droit et de regarder devant vous. Ce qui aide à garder un meilleur équilibre.

Le principe de propulsion d’un hoverboard est comparable à celui du gyropode Segway. Il s’agit d’un système de gyroscopes commandés par un ordinateur de bord, qui veillent à ce que le gyropode reste en équilibre. En inclinant le corps vers l’avant, vous accélérez et en vous redressant ou en vous inclinant légèrement vers arrière, vous freinez. La seule différence entre les deux moyens de locomotion réside dans la direction. Un Segway est doté d’une colonne avec un guidon que vous tournez vers la gauche ou la droite pour virer. Dans le cas de l’hoverboard, c’est le corps qui travaille. Pour tourner vers la droite, il faut mettre plus de pression sur la jambe droite et pour aller à gauche, faire pareil avec jambe gauche. Cela peut sembler complexe mais, avec un peu d’entraînement, c’est à la portée de tout le monde. 

Sur une roue

La monoroue électrique a été mentionnée pour la première fois dans un conte de science-fiction datant de 1969, «The Man From R.O.B.O.T.», de l’écrivain Américain Harry Harrison. Mais il a fallu une bonne trentaine d’années avant que ce concept ne devienne réalité. La monoroue est constituée d’une grande roue commandée par un moteur électrique. Tout comme pour l’hoverboard, l’ordinateur de bord intégré veille à ce que l’appareil garde son équilibre. Sur chaque côté de la roue, sont fixées des pédales sur lesquelles l’on pose les pieds. Avancer et manœuvrer se fait de la même manière qu’avec l’hoverboard en inclinant le corps vers l’avant et vers l’arrière. Comme la roue de ce mode de locomotion est plus grande que celles de l’hoverboard, la monoroue semble plus confortable et permet aussi de surmonter de petits obstacles.

Avec une trottinette à deux roues (aussi appelée scooter), les casse-cou arrivent à réaliser toutes sortes d’acrobaties. Mais vous pouvez, bien entendu, aussi l’utiliser comme simple moyen de locomotion. Une trottinette électrique est très économe en matière de consommation d’énergie et permet de maintenir une vitesse constante. La grande différence avec un hoverboard ou une monoroue, c’est que l’appareil ne vous aide pas à garder l’équilibre. Il se maîtrise par le guidon et en posant les deux pieds sur le plateau. C’est aussi simple que cela. Vous le dirigez tout comme vous le faites avec un vélo. 

Le dernier kilomètre

Les hoverboards, les monoroues et les trottinettes électriques ne sont pas seulement des prouesses de technologie très cool, mais ils résolvent également le problème de la mobilité.  Aux embouteillages, nombreux sont ceux qui préfèrent les transports en commun. Mais avec le train, le tram, le bus ou le métro, vous êtes tout le temps confronté au problème du «dernier kilomètre» : il faut vous rendre jusqu’à la station de métro ou à l’arrêt de bus. Avec ces «véhicules à propulsion motorisée», comme les appelle le législateur (voir plus loin), ce dernier kilomètre est parcouru plus rapidement et plus confortablement. Grâce à leurs dimensions compactes, ils peuvent être emmenés dans les transports en commun. Ils n’ont pas besoin d’une place de parking, vous les prenez simplement à l’intérieur – au bureau et à la maison – avec vous. Une fois arrivé, vous n’avez plus qu’à les recharger afin qu’ils soient prêts pour le prochain déplacement. 

Est-ce permis?

En Belgique, les «véhicules à propulsion électrique» tels que les hoverboards et les trottinettes électriques peuvent être utilisés sur la voie publique. Le législateur belge est, pour une fois, plus tolérant que dans la plupart des autres pays! À la seule condition que la vitesse soit limitée à 18 km/h. S’ils sont capables de rouler plus vite, ils tombent sous la législation s’appliquant aux véhicules automobiles.

La vitesse détermine aussi les endroits où vous pouvez rouler. Si vous n’allez pas plus vite que l’allure du pas, vous êtes considéré comme un piéton et devez suivre les règles s’appliquant à ceux-ci. Cela implique donc que vous devez rouler sur le trottoir (sans pour autant gêner les piétons). Si vous allez plus vite, vous devez suivre les règles s’appliquant aux cyclistes. S’il y a une piste cyclable, vous devez l’emprunter dans le sens de la marche. S’il n’y en a pas, vous devez rouler sur le bas-côté ou sur la route – en gardant la droite, bien entendu.

Bien assuré

Vous n’êtes pas obligé de porter un casque, mais celui-ci est hautement recommandé si vous dépassez l’allure du pas. Les véhicules à propulsion électrique doivent obligatoirement être assurés. Les utilisateurs doivent donc souscrire une RC Auto qui couvre les dégâts matériels ou physiques causés à des tiers. Il va de soi que cette assurance vous coûtera moins cher que celle pour un deux-roues ou une voiture ; comptez une centaine d’euros par an.

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