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Analyse The Predator: Vous ne le verrez pas arriver

Blu-ray du Mois
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04 février 2019

Lorsqu’un jeune garçon déclenche par hasard le retour sur terre des chasseurs les plus mortels de l’univers, le sort de l’ignorante humanité se retrouve aux mains d’une minable demi-douzaine d’anciens soldats, d’une scientifique acharnée et d’un guerrier plutôt exceptionnel.

Pas un simple OVNI

Quinn McKenna est un ancien soldat des forces spéciales, qui gagne actuellement sa vie en tant que mercenaire. Il participe à une mission louche au Mexique, au cours de laquelle il est témoin du crash d’un vaisseau spatial. Tout finit en fiasco sanglant, dont Quinn est le seul survivant après un combat avec un monstre ennemi. Poursuivi, il expédie à l’adresse de son domicile un objet mystérieux. Même s’il n’habite plus là avec sa femme et son fils unique autiste.

Le mercenaire, la biologiste et les tarés

Quinn n’a aucune idée de la vérité qui se cache derrière sa violente aventure au Mexique, mais l’organisation Stargazer le sait, elle. Elle connaît aussi la menace qui en découle. Lorsque Stargazer trouve un prédateur mis hors combat, elle fait appel à l’expertise de la biologiste Casey Bracket, et se lance à la poursuite de Quinn. Elle parvient rapidement à le capturer, mais comme l’homme refuse de collaborer, il se retrouve, peu de temps après, dans un bus avec une bande hétéroclite d’anciens militaires un peu dérangés.

Ni un remake ni un reboot

C’est en 1987 que Shane Blake écrit le scénario du film d’action culte ‘L’Arme Fatale’. Étant lui-même acteur, les producteurs du Predator original lui proposent un rôle dans le film. Ils espéraient que pendant le tournage il retravaillerait le scénario du film. Mais il refuse d’en faire plus que son job d’acteur. Résultat : son personnage, Hawkins, est l’une des premières victimes du chasseur extraterrestre. Black confiera plus tard qu’il s’était montré à l’époque « ironiquement arrogant » mais qu’à son avis, le scénario du film était plus que bon. Et on est tous bien d’accord là-dessus.

Predator 6.0

Ce n’est pas juste un Predator de plus. Même s’il reste l’un des mauvais garçons les plus cools de la culture cinématographique, même après trente ans. Avec un masque sympa et une tête froide en dessous du masque. Mais en trente ans, les prédateurs ne sont pas restés sans rien faire. Ils ont eux aussi pas mal bossé sur leur mortalité. Les chasseurs intergalactiques que l’on rencontre dans ce film ont aussi évolué. Ils sont plus grands et plus dangereux. Ils sont bien loin des prédateurs du film que votre papa défendait avec tant de lyrisme, mais de ceux que votre même papa appréciera avec au moins autant de plaisir.

Pas des super soldats

Outre la montée en grade de l’acteur principal, ce chapitre doit son succès dans la saga Predator à la camaraderie qui unit les membres d’un groupe hétéroclite de personnages uniques, embarqués dans une mission quasiment suicidaire. Un hommage digne et réussi à l’original. Mettant en scène le mercenaire Quinn MacKenna, assisté par la biologiste Casey Bracket et The Loonies. Ces Loonies, que l’on pourrait traduire par « dingues », sont une demi-douzaine d’anciens soldats, inaptes au service et à la société en raison de symptômes extrêmes, parfois hilarants, parfois tragiques, de stress post-traumatique.

On vous aura prévenus !

Impossible de faire preuve de subtilité dans les scènes de combat avec un Predator. La violence est explosive et brutale. À la limite, parfois, de la violence gratuite. Pour rester fidèle à l’original, le scénariste Shane Black a imposé une classification de catégorie d’âge élevée pour ce film. Comme pour la première version en 1987. « J’ignore si le succès de Deadpool, lui aussi pour un public adulte, a aidé, mais j’en ai bien l’impression », a expliqué Black. « Mais pour moi, il était important de ne pas devoir écarter les caméras chaque fois que le Predator commettait un acte de violence. »

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