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Restez chez vous : festivals d’été à domicile

02 juillet 2020

Ce n’est pas parce que le festival où vous deviez aller tombe à l’eau, que vous ne pouvez pas apprécier les artistes que vous auriez vus. Les festivals reviendront, mais la musique est déjà disponible. Tous les jours et partout !

Festival à domicile

Qu’est-ce qui vous empêche de faire durer l’expérience d’un festival ? Invitez le nombre maximum d’amis autorisés, connectez un haut-parleur Bluetooth, préparez quelques cocktails et habillez-­vous comme si vous alliez au Pukkelpop, à Werchter ou à Dour. Pour faire plus authentique, mélangez de l’eau à votre bière et faites cuire quelques saucisses au barbecue.

Dua Lipa – Future Nostalgia

Elle ne viendra pas au Pukkelpop et c’est volontiers que l’on accorde une pause à Dua Lipa. Avec une série ininterrompue de singles et une tournée interminable, Dua Lipa, la jeune star de la pop et du R&B, est sans doute l’une des artistes les plus productives et plus travailleuses de sa génération. Une chanteuse qui vit la musique, car les singles qui ont précédé la sortie de l’album « Future Nostalgia » ont tous atteint des sommets dans les charts. Et cela fait de « Future Nostalgia » un album efficace et très Dua Lipa.

Michael Kiwanuka – Kiwanuka

Tous ceux qui ont déjà eu le plaisir de voir Michael Kiwanuka, le compositeur-interprète britannique, phénomène de la soul, sur scène auraient certainement été au premier rang, cet été, à Rock Werchter. Peu de voix résonnent aussi bien que celle de Kiwanuka. Avec cet album, l’artiste semble avoir trouvé, au figuré, sa voix. Ce n’est pas pour rien que l’album est éponyme. Un conseil : ‘Hero’ est très certainement notre morceau préféré.

Paul McCartney – Egypt Station

Le TW Classic avait déjà invité des légendes de la musique sur scène, mais même ses organisateurs ont admis s’être surpassés cette année afin d’avoir Paul McCartney, légende parmis les légendes. Mais l’ex-Beatle n’est pas seulement une icône de la musique. Il est toujours dans le coup. Il l’a prouvé l’année dernière avec « Egypt Station ». Après autant de décennies de musique, il maîtrise toujours l’art de sublimer nos oreilles avec des mélodies pop ultimes. Un nouvel album pertinent, parfois expérimental et, en général, d’une grande maîtrise. On s’amusera d’apprendre qu’il joue lui-même d’un grand nombre d’instruments.

The Weeknd – After Hours

Il y a tant d’artistes dont on n’imagine pas comment ils peuvent être sur scène. Raison pour laquelle nous étions curieux de découvrir The Weeknd au Pukkelpop. Leur dernier album, « After Hours », a remporté un beau succès, notamment avec ‘Blinding Lights’ et ‘Heartless’, alors que ce n’est qu’une question de temps avant de voir ‘In Your Eyes’ et ‘Save Your Tears’ rencontrer le même succès. Encore un album de premier plan et peut-être le plus cohérent à ce jour. Avec ce travail au clavier, cinématographique, les basses pulsées, les synthés des années ’80 et le contraste entre ces rythmes forts et des voix angéliques. Des artistes importants à découvrir dès maintenant.

Tones and I – The Kids Are Coming

Vous n’aviez jamais entendu parler de Tones and I ? Le monstrueux hit que fut « Dance Monkey » doit vous dire quelque chose. Regardez la version live sur YouTube et vous comprendrez pourquoi Toni Watson était tête d’affiche de Werchter. Sur son premier album, « The Kids Are Coming », la jeune Australienne montre que son talent n’est pas un one shot. Elle l’a enregistré seule, en studio et en direct. Elle assume aussi le rôle de productrice. Une palette vocale impressionnante, des paroles décalées et des mélodies accrocheuses sont les solides ingrédients à partir desquels elle prépare ses cocktails musicaux en y prenant toujours plus goût.

Iron Maiden – The Book of Souls: Live Chapter

Ils devaient être au Graspop cette année et auraient certainement interprété certains morceaux se trouvant sur « Book of Souls: Live Chapter », le premier album live d’Iron Maiden depuis longtemps et pour lequel la quinzaine de chansons a été enregistrée durant leur « Book of Souls Tour » qui les a menés dans 39 pays. Une rétrospective qui n’a pas perdu une once d’intensité hard rock, enrichie d’une demi-douzaine de ces longs morceaux épiques de « Book of Souls ». Et oui, on y trouve « The Red and the Black » et ses 13 minutes.

Balthazar – Fever

Si vous aviez un ticket pour le Cactusfestival au Minnewaterpark de Bruges, vous auriez pu y découvrir un des meilleurs live acts belges du moment : Balthazar, le groupe de Maarten Devoldere et Jinte Deprez. Après des réussites en solo, ils se sont retrouvés comme de vieux amants et ont célébré les retrouvailles avec ‘Fever’. Autant dire que cette sortie est attendue par le plus grand nombre. En outre, ‘Fever’ est un nom parfait pour un album qui fait monter la température de quelques degrés de manière très détendue. Bref, du fun et du hip rocking garanti.

The Strokes – The New Abnormal

Le titre du plus récent des albums des Strokes donne l’impression qu’ils se tournent vers l’avenir, même si leur rendez-vous avec Werchter est en contradiction. Le groupe est capricieux, mais a une belle réputation sur scène. Personne ne réunit les statuts de culte du rock et de rock star avec autant d’aisance et de nonchalance vengeresse que les Strokes. Ces rockers underground et post punk prouvent avec « The New Abnormal » qu’ils sont toujours là. Vous êtes littéralement aspirés par ces chansons dont la nonchalance trompeuse est propre aux Strokes. Et c’est comme ça que cela doit être. Mais le prochain opus ne doit pas se faire attendre aussi longtemps.

Aerosmith – Young Lust - The Aerosmith Anthology

La longévité d’Aerosmith est impressionnante. Les fans se seraient tous retrouvés au Graspop et auraient pu s’émerveiller d’un grand nombre de morceaux. Ce « Young Lust – The Aerosmith Anthology » propose une sélection de morceaux issus des albums réalisés durant leur période la plus prospère. On y retrouve des chansons essentielles d’Aerosmith comme ‘Love in an Elevator’, ‘Rag Doll’, ‘Dude Looks Like a Lady’, ‘Walk This Way’, ‘Janie’s Got a Gun’, ‘Livin’ on the Edge’, ‘Crying’, ‘Crazy’, une version live douce-amère de ‘Sweet Emotion’ et bien d’autres.

Pearl Jam – Gigaton

Loin de nous l’idée d’être condescendants avec le reste de l’affiche de Rock Werchter, mais personne ne contredira que Pearl Jam aurait été le plus grand rassembleur de foule. Et les fans de la première heure auraient été rejoints par ceux ayant découvert « Gigaton ». Cet album est plein de ce rock direct et éprouvé, piquant, mais aussi de belles ballades sans compromis. Vedder et Cie frôlent les frontières de leur musique. Heureusement, l’énergie des lives de Pearl Jam se ressent aussi sur ce CD.

Hot Chip – A Bath Full of Ecstasy

Également à l’affiche du Cactusfestival : Hot Chip. Toujours efficaces lors d’une fête et, dans leur cas, pas besoin de podium ou de public reprenant les refrains. Bien que nous aurions aimé entendre en live les morceaux de leur septième et plus récent album « A Bath Full of Ectasy ». Comme la drogue nommée dans le titre, leur dernier opus vise avec succès la partie du cerveau qui induit le bonheur. Et ne vous étonnez pas si vous vous mettez à danser. Une fois de plus, ils se réinventent et leurs chansons, intelligentes et excentriques, sont l’antidote parfait à la pop stérile, le contraire de ce que produit ce quintette.

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