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Review : ‘Ad Astra’ est un drame de science-fiction fort

22 janvier 2020

Brad Pitt brille dans la peau d’un astronaute à la recherche, aux confins du système solaire, d’une réponse à la disparition de son père et à un mystère qui menace la survie de l’humanité. Un drame de science-fiction émouvant, visuellement époustouflant et digne d’un Oscar.

Seize ans plus tard

Dans un futur relativement proche, l’astronaute Roy McBride dirige une équipe qui construit la plus grande antenne jamais bâtie dans l’espoir de trouver une vie extraterrestre. Un ‘accident’ lui coûte presque la vie. La énième catastrophe pour un monde à bout de souffle et qui, selon les experts, semble avoir été causée par quelque chose aux confins du système solaire. Plus ou moins à l’endroit où la Terre a perdu, il y a seize ans, tout contact avec une mission spatiale prometteuse.

La touche personnelle

Cette mission spatiale fut dirigée par le légendaire astronaute H. Clifford McBride. Le père de Roy donc. Un père qu’il n’a plus vu depuis l’âge de seize ans, ‘brilla’ principalement par son absence durant les années qui précédèrent, et qui a fait de lui un solitaire émotionnellement froid. Un père qu’il a malgré tout vénéré et duquel il a hérité la fascination de l’espace. Un père qu’il a considéré comme mort pendant seize ans.

ad astra

Réunion de famille ?

Qu’il soit dépourvu d’émotions ou pas, c’est un choc pour Roy de découvrir que son père est encore en vie. Sans parler du fait qu’il représente peut-être la menace terroriste la plus importante du monde. Cela fait toutefois de Roy la personne rêvée pour mener une mission direction Neptune. En quête de réponses qui pourront lui apporter de la paix à lui-même, ainsi qu’à la Terre. Ou le contraire évidemment.

Drame parmi les étoiles

Roy est accompagné du colonel Pruitt, un ancien collègue de son père. Jadis son meilleur ami, mais les adieux furent moins amicaux. C’est de la bouche de Pruitt que Roy a reçu, après un rapide contretemps dramatique dans sa mission, de nouvelles informations bouleversantes se rapportant à l’expédition de son père. Et avec cela, nous vous avons dévoilé suffisamment sur ce que vous devez savoir de l’intrigue. Vous préférerez découvrir vous-même la suite de cet époustouflant drame de science-fiction.

NASA versus Apocalypse Now

James Gray, l’homme qui a écrit, produit et réalisé ‘Ad Astra’ a puisé son inspiration de la nouvelle de Joseph Conrad’s ‘Heart of Darkness’, qui inspira à son tour ‘Apocalypse Now’ et combina cette immersion fictive dans l’obscurité avec les événements réels mais non moins dramatiques des missions spatiales Apollo et Mercury. Il se fit même conseiller par de vrais astronautes et collaborateurs de la NASA. Le résultat : un film de science-fiction qui cartonne tout aussi brillamment sur le plan de la crédibilité que de l’impact émotionnel.

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Deux options, toutes deux terrifiantes

Avec ‘Ad Astra’, Gray souhaitait selon ses propres dires “faire autre chose que la énième expédition à la recherche d’une vie extraterrestre enfin bienveillante. Quid s’il n’y avait rien du tout là-bas ? Ou pire : un vide que nous ne pouvons pas gérer. Quid si en tant qu’être humain, nous n’étions pas fait pour nous aventurer en dehors de l’atmosphère terrestre et ce qu’il nous en coûterait si nous l’entreprenions ?” Le gourou de la science-fiction Arthur C. Clarke a dit un jour “soit nous ne sommes pas seuls dans l’univers, soit nous le sommes. Les deux options sont tout aussi terrifiantes.

 

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Coup de tête subtil

Le nombre d’acteurs qui jouent deux fois dans la même année le rôle de leur vie est rare. Brad Pitt est l’un d’entre eux. Il brilla ainsi aux côtés de Leonardo DiCaprio dans le film de Tarantino ‘Once Upon a Time … in Hollywood’. Il porte en revanche Ad Astra à lui seul. C’est lui qui a donné de manière subtilement inimitable le coup de tête émotionnel à un vecteur de science-fiction potentiellement stérile qui a fait de ce film l’un des meilleurs de l’année écoulée. Pas de critique à l’égard de Liv Tyler, Tommy Lee Jones ou Donald Sutherland, mais c’est Pitt qui, même dans le vide silencieux, s’empare quasiment de chaque scène.

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