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Revue: Mediazine examine de près le jeu ‘Wolfenstein: Youngblood’

31 juillet 2019

Dans le nouvel opus Youngblood sorti récemment, les joueurs visitent pour la quatrième fois la réalité alternative de la série Wolfenstein, où l’Allemagne nazie a gagné la Seconde Guerre mondiale et tient donc le monde entier sous son joug. Vous incarnez cette fois – en compagnie d’un coéquipier humain ou non – les deux filles adultes du personnage principal, qui recherchent leur père adoré dans le Paris occupé d’une uchronie des années 80.

l’Amérique occupée

À l’issue de Wolfenstein II: The New Colossus, B.J. 'Terror Billy' Blaskowicz est parvenu à libérer l’Amérique occupée par les nazis dans une uchronie des années 60 – ainsi que ses deux enfants pas encore nés. Dans Wolfenstein: Youngblood, vous incarnez les deux filles devenues entre-temps adultes, contraintes de partir à la recherche de leur père porté disparu dans le Paris toujours sous le joug des nazis.

Pourquoi ?

Parce que MachineGames, le studio suédois qui se cache depuis cinq ans derrière ce reboot affolant de ce grand classique du jeu de tir souhaitait présenter avec Youngblood un jeu se jouant de préférence à deux. En – comme on dit dans le jargon du gamer - co-op. Raison pour laquelle Blaskowicz avait donc deux enfants à la fin de Wolfenstein II.

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Deux soeurs

Youngblood se joue le mieux à deux, mais vous n’êtes pas obligé de l’aborder avec un coéquipier humain: vous pouvez tout aussi bien laisser un complice guidé par l’IA commander l’autre soeur, et celui-ci sait parfaitement remplir sa part de travail. Ce dernier réside évidemment dans les fusillades frénétiques, et par moments même complètement folles, sur lesquelles l’ensemble de la saga Wolfenstein repose déjà : il s’agit d’un tout autre genre de jeu de tir qu’un Call of Duty ou un Battlefield, où l’action se fonde principalement sur la précision et la clairvoyance, et où l’on décourage de tirer depuis la hanche. Ce n’est donc pas le cas dans Wolfenstein: Youngblood qui, tout comme ses prédécesseurs, surfe sur l’action run and gun des jeux de tir à la première personne des années 90. Rester constamment en mouvement est la devise, et continuer à tirer.

Travail d'équipe

Collaborer avec un deuxième joueur, même s’il n’est pas en chair et en os, est ancré dans le déroulement du jeu de Youngblood. Dans les petites séquences en forme de puzzle où vous devez collaborer pour vous frayer un chemin, par exemple, mais également dans Ia stratégie d’attaque : de la nouvelle chair à canon nazie apparaît sans cesse d’endroits différents, de sorte que vous devez constamment vous partager la tâche, et que les adversaires lourdement armés (tels que le Dieselsoldat équipé de lance-flammes) doivent être attaqués frontalement par l’une des sœurs pour être éliminés par l’autre sœur par un autre angle.

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Histoire de piètre qualité

Cela procure au jeu une toute nouvelle dynamique, qui réside également dans la manière dont vous maniez vos armes, chars et autres moyens de combat : vous essayez sur ce plan de vous compléter le mieux possible. Mais aussi au niveau de l’histoire, racontée par le biais de petits films légèrement schlocky. L’uchronie des années 80, où l’intrigue se déroule, comporte selon les bonnes vieilles habitudes de la tradition Wolfenstein plein de détails somptueux, comme les chansons de propagande nazie qui ressemblent aux airs de la Neue Deutsche Welle de l’époque. Et c’est aussi, à l’image des précédents jeux Wolfenstein, évidemment encore une histoire mièvre, semblant tout droit sortie d’un mauvais film de série B. Avec quelques nouveaux personnages géniaux, des double-fonds dans l’intrigue glissés un peu trop souvent sous vos pieds, des dialogues puissants et énormément de violence.